Étiquettes

, , , , , , , ,

Chaykh Farîd Al-bâjiyy

Biographie de notre chaykh, l’érudit (al-`allâmah) traditionniste (al-muhaddith) Abû Muhammad Yûsuf, Farîd Ibn `Aliyy Ibn `Abd Allâh Ibn Muhammad Al-Bâjiyy Al-tûnisiyy, tunisien d’origine et de résidence, mâlikiyy de jurisprudence,  descendant de notre maître le messager d’Allâh – que la prière et le salut d’Allâh soit sur lui – par l’imâm Al-hasan – qu’Allâh soit satisfait de lui, et fondateur de l’institution baptisée Dâr Al-hadîth Al-Zaytûniyyah.

Notre chaykh naquit au moment de fajr (i.e. l’aube, et par extension : nom de la prière effectuée après que celle-ci ait commencé), la nuit du lundi 6 de Rabî` Al-awwal 1388 (de l’hégire) correspondant au 3 juin 1968, dans la ville de Tunis.

Chaykh Farîd Al-bâjiyy

Allâh suscita dans le cœur de notre chaykh l’amour de la science religieuse, de ses savants et de sa quête dès son plus jeune âge, comme l’attestent sa mère, sa famille et ses voisins. Il assistait à des cours dispensés par les savants de l’Université religieuse Al-Zaytûnah ainsi qu’à leurs sermons du vendredi. Les premières traditions prophétiques (al-hadîth al-nabawiyy al-charîf) qu’il entendit furent celles réunies dans le livre de la science (kitâb al-`ilm) du recueil de traditions authentiques de Al-Bukhâriyy (Sahîh Al-bukhâriyy) de la bouche de l’érudit chaykh Muhammad Lakhwah – qu’Allâh lui fasse miséricorde – alors qu’il n’avait que onze ans. Puis il étudia avec chaykh Muhammad Makhlûf – qu’Allâh le préserve – la Muqaddimah de Ibn Salâh 1 et le poème de Ibn `âchir 2. Il s’intéressa ensuite à Al-adab Al-mufrad 3 dont il étudia une partie avec l’érudit chaykh Hasan Al-khiâriyy Al-zaytûniyy – qu’Allâh lui fasse miséricorde, puis au traité de la Risâlah de Ibn Abî Zayd Al-qayrawâniyy 4 qu’il travailla avec chaykh Jarrâyah et enfin au dogme islamique (al-`aqîdah) et notamment à l’explication des signification des noms divins (al-asmâ’ al-husnâ) qu’il approfondit avec chaykh Muhammad Al-majdhûb, le faqîh (i.e. juriste) de la Zaytûnah – qu’Allâh lui fasse miséricorde. Il connut également l’immense honneur d’assister à certains cours de chaykh Muhammad Al-châdhiliyy Al-nayfar le juriste et vérificateur (al-faqîh al-muhaqqiq) – qu’Allâh lui fasse miséricorde. Il put étudier tout cela avant même de commencer ses voyages vers l’orient (al-machriq) en quête du savoir. Parmi ses chuyûkh de la Zaytûnah qui lui accordèrent leur ijâzah, on compte également chaykh `Uthmân Al-`uthmâniyy – qu’Allâh le protège – étudiant du chaykh al-islâm et muftî des mâlikites, l’érudit `Abd Al-`azîz Ja`ît – qu’Allâh lui fasse miséricorde, ainsi que le savant, juriste et combattant (al-mujâhid) Mukhtâr Al-mahriyy – qu’Allâh lui fasse miséricorde – de qui il rapporta la Jawharat Al-tawhîd (i.e. Le joyau de l’unicité) 5et dont il obtint l’autorisation (al-ijâzah) écrite de sa main.

Cour de la Mosquée Al-zaytûnah, Tunis, Tunisie

En 1985, il voyagea au Pakistan où il mémorisa le Coran et apprit les règles de récitation (al-tajwîd) auprès de chaykh Ahmad Batla selon la lecture Hafs `an al-imâm `âsim.

Il se dirigea ensuite vers Damas – qu’Allâh la préserve – où il intégra l’institut islamique Al-fath Al-islâmiyy dont il sortit diplômé en droit islamique et en langue arabe de la promotion 1414/1415 (1993/1994) avec la mention « Très Bien ».

Mosquée Bilâl Al-habachiyy, Institut Al-fath Al-islâmiyy, Damas, Syrie
(http://www.alfatihonline.com)

Ses principaux chuyûkh dans cette région de Al-châm 6 dans la science du hadîth, aussi bien pour l’étude de al-dirâyah (i.e. étude de la chaîne de transmission) que pour celle de al-riwâyah (i.e. étude du contenu de la tradition) ou en terme de al-ijâzah (i.e. autorisation de retransmettre le savoir appris) furent chaykh Abû `Omar Al-nâchûqâtiyy – qu’Allâh lui fasse miséricorde, chaykh Mustafâ Al-Bûghâ de Damas – qu’Allâh le préserve – et le noble traditionniste chaykh `Abd Allâh Sirâj Al-dîn – qu’Allâh lui fasse miséricorde – d’Alep.

Il étudia le fiqh hanafiyy auprès de l’érudit juriste Abd Al-razzâq Al-halabiyy Al-hanafiyy surnommé Abû Hanîfah, la science du tawhîd auprès de chaykh Adîb Kalâs – qu’Allâh lui fasse miséricorde – et la science des fondements du droit (usûl al-fiqh) auprès de chaykh Waliyy Al-dîn Farfûr et de l’érudit Hussâm Al-dîn Farfûr – qu’Allâh les préserve.

Au cours de trois assises quotidiennes consacrées à l’étude du hadîth : son sanad (i.e. chaîne de transmission) et son matn (i.e. contenu textuel du hadîth), sous la dictée, selon la méthode ancestrale, il analysait et critiquait le détail de la chaîne de transmission, retenue par cœur, depuis son chaykh jusqu’au prophète – que la prière et le salut d’Allâh soit sur lui – en passant en revue chaque transmetteur, sa vie, et en discutant de sa fiabilité (al-jarh wa al-ta`dîl). Il procédait ensuite au même exercice mais cette fois selon les autres voies de transmission du hadîth, avant d’attribuer au hadîth la catégorie terminologique lui correspondant selon lui (authentique, faible, etc). Enfin, il expliquait le contenu (al-matn) de celui-ci. Et tout cela mené à bien en parallèle de la poursuite de ses études à Damas.

Ces assises se sont rendues célèbres sous le nom des assises de Kafar Batnah 7.

L’ancienne mosquée principale de Kafar Batnah

Il fut également imâm et prononçait le sermon du vendredi (al-khutbah) dans des mosquées damascènes.

Chaykh Farîd Al-bâjiyy lors d’un sermon

Il mémorisa dix mille hadîth avec critique de leur chaîne de transmission (al-takhrîj) avant même d’avoir atteint l’âge de vingt-trois ans et récita Al-muwatta’ de l’imâm Mâlik rapporté par Yahyâ Ibn Yahyâ Al-laythiyy selon une chaîne de transmission ininterrompue en un seul jour en présence de savants et étudiants 8. Ses chuyûkh le questionnèrent même sur l’authenticité de certains hadîth et lui demandèrent des explications sur des cas (mas’alah pl. masâ’il) portant sur les sciences du hadîth.

Notre chaykh se voua corps et âme à ses études, sacrifia ce qu’il avait de plus précieux dans cette voie, prêt à connaître le meilleur comme le pire. Pour satisfaire sa quête il quitta les siens et son pays, délaissa le confort et la situation agréable qui était sienne, courut par monts et par vaux, affronta peines et difficultés, pour enfin rencontrer les savants et traditionnistes de l’Inde vers où il se dirigea ensuite, afin d’hériter de leur savoir en étudiant auprès d’eux, bénéficier de leurs ijâzât et ainsi créer un lien et une relation lumineuse d’authenticité entre lui et notre maître le messager d’Allâh – que la prière et le salut d’Allâh soit sur lui. Aussi se constate sur son visage l’éclat de lumière illustrant la parole prophétique : « Allâh illumine celui qui a entendu quelque chose de moi et l’a retransmis tel qu’il l’a entendu » 9.

Tâchons de citer certains de ces chuyûkh qui attestèrent de sa science, de son mérite, de sa saine pensée, de son intégrité intellectuelle, avant de présenter en détail – in châ’a-llâh – l’ensemble des ijâzât rédigées de leur main.

Le premier d’entre eux est le chaykh du hadîth de l’école Mathâhir Al-`ulûm de Sahârnafûr (Saharanpur) en Inde l’érudit traditionniste, al-mujtahid, Muhammad Yûnus Al-jûnfûriyy – qu’Allâh le préserve – successeur de Mawlânâ Muhammad Zakariyâ Al-kândahlawiyy – qu’Allâh lui fasse miséricorde – auteur de Zâd Al-sâlik charh muwatta’ al-imâm Mâlik (i.e Provision du cheminant, l’explication du Muwatta’ de l’imâm Mâlik). Notre chaykh mentionnait beaucoup son nom, abondait en révérences et en marques d’estime à son égard et le citait beaucoup en référence. Mais comment en aurait-il pu être autrement alors qu’il le côtoya énormément et clôtura son apprentissage avec lui. C’est auprès de lui qu’il entendit le plus les six livres de traditions authentiques. Il disait de son chaykh qu’il est le Bukhâriyy de son temps et le plus grand savant du monde dans le hadîth. Celui-ci l’autorisa à enseigner le Sahîh Al-bukhâriyy dans la ville de Médine – que soit sur celui qui y réside un million de prières et de salutations. Il le présentait là-bas comme un traditionniste devant les savants et incitait à voyager jusqu’à lui afin de le visiter. C’est ainsi que des savants indiens vinrent le rencontrer. C’est lors d’une assise de science qu’ils se présentèrent à lui. Ils lurent devant lui le recueil des quarante Al-sunbuliyyah entièrement et une partie de son livre Zînatu ahl al-îmâne bi ma`rifat awsâf `imâmat al-sayyid Ibn `Adnân (i.e. La beauté des gens de foi par la connaissance des caractéristiques du turban du maître, le descendant de `Adnân), puis lui demandèrent son ijâzah qu’il leur accorda.

De même parmi ses éminents chuyûkh on trouve le traditionniste, vérificateur, mawlânâ Muhammad `Abd Al-rachîd Al-nu`mâniyy Al-hanafiyy Al-bâkistâniyy – qu’Allâh lui fasse miséricorde – chaykh du hadîth de l’Université de Binori Town à Karachi (Pakistan) et l’un des chuyûkh de l’érudit `Abd Al-fattâh Abî Ghuddah 10 – qu’Allâh lui fasse miséricorde. Al-nu`mâniyy est l’auteur de nombreux ouvrages prestigieux. Voici un extrait de ce que ce dernier rédigea dans la ijâzah délivrée à l’attention de notre chaykh : « J’autorise le frère en Allâh, le jeune et pieux savant chaykh Farîd Ibn `Aliyy Al-bâjiyy à transmettre par la riwâyah selon laquelle il m’a à moi-même été rapporté ce que je transmets légitimement comme textes et enseignements concernant la jurisprudence, l’exégèse, etc, conformément à la condition retenue par les traditionnistes (ahl al-athar) et spécifiquement par la riwâyah des livres de traditions rédigés par les illustres noms, étoiles parmi les guides bien-guidés, imâms suivis dans les questions d’ordre secondaire (al-furû`) comme dans les fondements de la religion (usûl al-dîn).

Notre chaykh Al-bâjiyy étudia auprès de lui le kitâb al-âthâr de l’éminent imâm Abû Hanîfah Al-nu`mân selon la riwâyah de Muhammad (Muhammad Ibn Al-hasan Al-chaybâniyy) ainsi que le livre Mâ tamassu ilayhi al-hâjah li man yutâli`u sunan Ibn Mâjah (i.e. Ce dont le besoin se fait sentir pour celui qui prend connaissance des Sunan de Ibn Mâjah) et Tabyîdh al-sahîfat fî manâqibi Abî Hanîfah (i.e. Le blanchiment de la page sur les mérites de Abû Hanîfah) mais aussi de nombreux chapitres des sciences du hadîth dans ce qui est en rapport avec l’étude de la chaîne de transmission (al-dirâyah) comme dans ce qui concerne le contenu lui-même (al-riwâyah).

Et c’est avec lui qu’il acheva son apprentissage des sciences concernant la connaissance des rapporteurs (`ilm al-rijâl) et leur critique (al-jarh wa al-ta`dîl). Celui-ci l’autorisa à authentifier et à critiquer les hadîth. Il lut auprès de lui des centaines de hadîth (chaîne de transmission et récit) de Jâmi` masânîd al-a`tham de l’imâm Al-khawârizmiyy ainsi que le Muwatta’ de l’imâm Mâlik selon la riwâyah de Muhammad 11 et Yah12, puis les Sunan de l’imâm Al-châfi`iyy selon la riwâyah de Al-tahâwiyy depuis Al-mazaniyy, le musnad (recueil de traditions) de l’imâm Al-châfi`iyy par Abî Al-`abbâs Al-asamm, le musnad de l’imâm Ahmad, le Ma`ânî al-âthâr de l’imâm Al-tahâwiyy et le Sihâh al-sunnah.

Également, parmi ceux de qui notre chaykh a assisté aux cours et dont il a sollicité la ijâzah qu’il a obtenue, l’on trouve les nobles savants et traditionnistes de Déoband.

Édifice du Grand Dâr Al-hadîth, Dâr Al-`ulûm Deoband, Inde
(http://www.darululoom-deoband.com)

Parmi eux, Mawlânâ Ni`mat Allâh Ibn Al-hâj `Abd Ibn Mawlânâ `Abd Al-haqq Al-a`thamiyy avec qui il étudia la première partie de Sahîh Muslim.

Mais aussi le traditionniste, surnommé le tahâwiyy de son temps, Mawlânâ Sa`îd Ahmad Al-balânbûriyy (chaykh du hadîth et professeur des Sunan Al-tirmidhiyy) auprès de qui il étudia la totalité du Muwatta’ de l’imâm Mâlik selon la riwâyah de Yahyâ en quinze jours (al-dirâyah et al-riwâyah) à raison de seize heures de travail quotidien. Mawlânâ Sa`îd Ahmad Al-balânbûriyy, serviteur de la sunnah prophétique à l’Université Islamique Dâr al-`ulûm de Déoband le décrivait comme un jeune savant à l’esprit lumineux et lui confia que le voir assister à son cours sur les Sunan Al-tirmidhiyy le réjouissait ». Il écrivit de sa main à propos de notre chaykh – qu’Allâh le préserve – dans la ijâzah qu’il lui accorda : « Notre frère en Allâh, le professeur Abû Muhammad Yûsuf Farîd Ibn `Aliyy Al-bâjiyy Al-tûnisiyy – qu’Allâh le garde et prenne soin de lui – nous a visité avec pour objectif les chaînes de transmission de hadîth (al-asânîd). Pour cela il a étudié auprès de moi (lu et entendu de moi) la totalité du Muwatta’ de l’imâm Mâlik Ibn Anas Al-madaniyy et m’a demandé l’autorisation pour le retransmettre, demande à laquelle j’ai répondu favorablement, bien que je ne sois pas apte à cela, en disant, m’en remettant à Allâh : « J’autorise de manière générale, absolue et totale (ijâzat `âmmat mutlaqat tâmmah) mon frère susmentionné Abû Muhammad Yûsuf Al-bâjiyy sur l’ensemble de ce qu’il m’a été rapporté, ce que j’ai lu et entendu et ce que j’ai été autorisé à transmettre par les plus grands noms. Je lui accorde la possibilité de retransmettre de moi comme il l’entend et à qui il le désire selon les conditions pré-établies par les spécialistes de cette discipline. » (fin de citation).

Puis Allâh accorda une nouvelle fois le succès à notre chaykh en lui permettant d’entendre le hadîth de la bouche du traditionniste de l’Inde, le traditionniste non-arabe, l’érudit, le grand vérificateur Mawlânâ Habîb Al-rahmân Al-a`thamiyy – qu’Allâh lui fasse miséricorde – qu’il rencontra alors que celui-ci avait déjà atteint le grand âge de cent cinq ans – qu’Allâh lui fasse miséricorde. Celui-ci lui promit à cette occasion un bel avenir dans la science du hadîth et ainsi en fut-il grâce à Allâh Seigneur des mondes.

Notre chaykh entendit également les quarante Al-sunbuliyyah et des chapitres de Sahîh Al-bukhâriyy de la bouche du traditionniste Mujîb Al-ghaffâr As`ad Ibn `Abd Al-qayyûm Al-a`thamiyy, chaykh du hadîth de l’école Mathâhir Al-`ulûm pour lesquels il demanda une ijâzah qui lui fut accordée. Chaykh Mujîb Al-ghaffâr dit dans celle-ci de notre chaykh : « J’ai autorisé notre frère en Allâh le savant émérite chaykh Farîd Ibn `Aliyy Ibn `Abd Allâh Al-bâjiyy Al-tûnisiyy Al-mâlikiyy de l’ensemble de ce qu’il me revient le droit de transmettre depuis mes illustres machaykh dont le plus éminent est sans doute notre chaykh, le digne de confiance, la fierté des traditionnistes, Mawlânâ Fakhr Al-dîn Ibn Al-chaykh Sayyid `Âlim Al-Murâd Âbâdî et notre chaykh l’érudit traditionniste Habîb Al-rahmân Al-a`thamiyy ».

Il écouta aussi des chapitres de Sahîh Al-bukhâriyy auprès du chaykh du hadîth Mawlânâ `Abd Al-haqq Al-a`thamiyy qui le décrivit dans la ijâzah qu’il lui attribua tel quel : « Le frère, intelligent et perspicace, intellectuellement sain et intègre, l’ascète, Farîd Ibn `Aliyy Al-bâjiyy Al-tûnisiyy – qu’Allâh le préserve de l’égarement et de la passion – a étudié auprès de moi nombre de hadîth de Al-jâmi` Al-sahîh de l’imâm Al-bukhâriyy et m’a demandé l’autorisation pour l’ensemble des jawâmi`, sunan, masânîd, ma`âjim, musalsalât, etc, et je la lui accorde (al-ijâzah) et l’autorise ainsi à enseigner, dispenser des cours, retransmettre et diffuser » (fin de citation).

Il est mentionné au sujet de notre chaykh dans le livre Imdâd al-fattâh bi asânîd wa marwiyyât Al-chaykh `Abd Al-fattâh wa huwa thabatu al-`allâmat al-muhaddith al-faqîh al-usûliyy al-adîb al-musnid fadhîlat al-chaykh `Abd Al-fattâh Abû Ghuddah de son élève Muhammad Ibn `Abd Allâh Âli Rachîd, dans la troisième partie, lorsque sont rappelés certains des élèves du chaykh qui ont demandé son autorisation (al-ijâzah) : « l’érudit traditionniste chaykh Farîd Ibn `Aliyy Al-bâjiyy Al-tûnisiyy Al-mâlikiyy » (fin de citation).

Et ces certificats nous seront amplement suffisants.

Nous rappelons enfin globalement les grands savants et imâms auprès desquels il se rendit et apprit le hadîth (al-dirâyah et al-riwâyah) et qui lui accordèrent l’autorisation de retransmettre (al-dirâyah et al-riwâyah), de Tunisie, du Maroc, d’Égypte, de la région du Châm (c’est plus particulièrement la Syrie qui est visée ici), de la Mecque et de Médine, du Liban, des Émirats Arabes Unis, de l’Inde et du Pakistan.

  • Le muftî Abû Al-qâsim Al-nu`mâniyy

  • Le chaykh Sâlih Ahmad Ibn Muhammad Idrîs

  • Le chaykh Musâ`id Ibn Bachîr Ibn Hâj Sa`d Al-husayniyy connu sous le nom de Hâj Sudayrah

  • L’érudit Abû Al-hasan Al-nadawiyy

  • Le traditionniste Sayyidî `Abd Al-`azîz Al-ghumâriyy Al-hasaniyy – qu’Allâh lui fasse miséricorde

  • Le chaykh Mâlik Ibn Al-`arabiyy Ibn Ahmad Al-charîf Al-sanûsiyy

  • Le chaykh Mujîb Al-ghaffâr As`ad Ibn `Abd Al-qayyûm Al-a`thamiyy devenu Al-banârisiyy (i.e. de la ville de Bénarès en Inde)

  • Le chaykh Al-sayyid Nabîl Ibn Hâchim Al-ghamriyy Âli Bâ`alawiyy

  • Le chaykh Muhammad Riyâdh Al-mâlih

  • Le chaykh Abû Al-futûh `Abd Allâh Ibn `Abd Al-qâdir Al-talîdiyy successeur de Sayyidî Ahmad Ibn Al-siddîq Al-ghumâriyy – qu’Allâh le préserve

  • Le chaykh, musnid, Yûsuf `Abd Al-rahmân Al-mar`achliyy

  • La chaykhat Fâtimat Bint Ahmad Al-charîf surnommée Al-chifâ (i.e. la guérison) petite-fille de l’érudit chaykh Ahmad Ibn `Abd Al-qâdir Al-rîfiyy

  • Le chaykh Abû Al-ma`âlî `Abd Al-hafîth Al-qâdhî Athar Al-mubârakfawriyy

  • Le muftî Muhammad `Âchiq Ilâhî Al-barniyy

  • Le chaykh Al-mukhtâr Ibn `Abd Al-sattâr Al-mahriyy Al-tûnisiyy

  • Le chaykh `Abd Al-haqq Al-a`thamiyy

  • Le traditionniste chaykh Muhammad Sa`îd Mamdûh

  • Le traditionniste Docteur Ahmad Nûr Sayf Al-imârâtiyy

Et il faut ajouter à ceux-ci de nombreux autres – qu’Allâh les rétribue largement pour l’intérêt qu’ils ont porté au hadîth.

Notre chaykh est également l’auteur de plus de trente ouvrages dont la moitié ont été publiés. La plupart concerne les sciences du hadîth (al-riwâyah et al-dirâyah). Parmi ceux-ci :

Dans la `aqîdah (le dogme) :

  1. Al-mu`în fî ma`rifat usûl al-dîn i.e. L’adjuvant dans la connaissance des fondements de la religion (publié)

  2. Al-mukhtasar al-mufîd fî arkân al-îmân wa al-tawhîd i.e. Le concis profitable dans les piliers de la foi et de l’unicité (publié)

  3. Mâ lâ yu`dharu al-jâhilu bi jahlih i.e. Ce qu’il n’est pas excusable d’ignorer (publié)

  4. Al-faydh al-sadîd charh jawharat al-tawhîd i.e. L’émanation judicieuse, l’explication du joyau de l’unicité, en quatre volumes (un résumé en deux volumes a été publié)

Dans le mustalah (les terminologies des sciences du hadîth) :

  1. Zâd al-sâlik ilâ mustalah al-hadîth `inda al-imâm Mâlik i.e. Provision du cheminant vers la terminologie de la tradition chez l’imâm Mâlik (l’introduction a été publiée sous le nom Madkhal fî `ulûm al-hadîth `alâ tarîqat al-fuqarâ’ wa al-mutakallimîna i.e. Préambule aux sciences de la tradition selon la méthode des juristes et des théologiens)

Dans le fiqh (la jurisprudence) :

  1. Tuhfat al-sâlik bi ma`rifat ahkâm al-salât `alâ madhhabi Mâlik i.e. Prodige du cheminant dans la connaissance des règles de la prière selon l’école de Mâlik (publié)

  2. Risâlat fî sujûd al-sahw `alâ madhhab al-imâm Mâlik i.e. Épître sur la prosternation de la distraction selon l’école de l’imâm Mâlik (publié)

  3. Risâlat fî al-aymân wa al-nudhûr i.e. Épître sur les serments et les vœux, il s’agit ici de fiqh comparé (al-fiqh al-muqâran) (publié)

  4. Al-hujjât wa al-bayân li man harrama `alâ al-hâ’idh qirâ’at al-qur’ân i.e. La preuve et l’exposé à quiconque déclare illicite la lecture du Coran pour la femme qui a ses règles, dans le fiqh comparé (publié)

  5. Al-buyû` `alâ madhhab Mâlik Ibn Anas i.e. Les ventes selon l’école de Mâlik Ibn Anas (non publié)

Dans le usûl al-fiqh (les fondements de la jurisprudence) :

  1. Al-masâlik ilâ usûl al-fiqh `inda al-imâm Mâlik i.e. Les sentiers vers les fondements de la jurisprudence selon l’imâm Mâlik (non publié)

Dans la sîrah, le hadîth et les récits attendrissants (al-raqâ’iq) :

  1. Al-burhân `alâ butlân hadîth lâ taqra’ al-hâ’idh wa al junub al-qur’ân i.e. La démonstration de la caducité du récit « Ne lisent point le Coran la femme qui a ses règles et la personne en état de grande impureté » (publié)

  2. Al-sa`y wa al-tahsîl li wasl mâ fî al-muwatta’ min al-mu`allaqât wa al-marâsîl i.e. La démarche d’opération et l’obtention de la réunion des traditions suspendues et détachées présentes dans Al-muwatta’ (manuscrit)

  3. Al-wâhiyyât wa al-munkarât i.e. Les traditions faibles et rejetées (non publié)

  4. Al-charaf al-mubîn fî fadhâ’il sayyid al-awwalîn wa al-âkhirîn i.e. La noblesse évidente des vertus du maître des premiers et des derniers, en deux gros volumes (publié)

  5. Zînat ahl al-îmâne bi ma`rifat awsâf `imâmat al-sayyid Ibn `Adnân i.e. La beauté des gens de foi par la connaissance des caractéristiques du turban du maître, le descendant de `Adnân (publié)

  6. Ithâf al-mu’minîn bi ma`rifat jalâlat usûl sayyid al-awwalîn wa al-âkhirîn wa charaf âminat `alayhâ al-salâm habîbat al-muslimîn i.e. Émerveillement des croyants par la connaissance de la magnificence de l’ascendance du maître des premiers et des derniers et la noblesse d’Âminah – que la paix soit sur elle – bien-aimée des musulmans (publié)

  7. Al-ifâdat bi nayl fadhâ’il al-chahîd min ghayri chahâdah i.e. Le bénéfice par l’acquisition des avantages du martyr sans l’acte de martyre (publié)

  8. Is`âd al-qulûb bi ahâdith sa`at al-rizq wa kachf al-kurûb i.e. Réjouissance des cœurs par les traditions ayant trait à la subsistance et au dévoilement des afflictions (publié)

  9. Tuhfat al-najîb fî al-salât `alâ al-nabiyy al-habîb i.e. Chef d’œuvre distingué sur la prière sur l’envoyé bien-aimé (publié)

  10. Ithâf al-akâbir bi ma`rifat al-kabâ’ir i.e. Émerveillement des plus grands par la connaissance des pêchés majeurs (publié)

  11. Adhkâr al-hithah i.e. Les invocations protectrices (publié)

  12. Al-hizb al-muhammadiyy i.e. Le groupe de Muhammad (publié)

  13. Hidâyat al-akhyâr bi al-salât `alâ al-nabiyy al-mukhtâr i.e. La guidance des gens de bien par la prière sur l’envoyé élu (publié)

  14. Al-salâtu al-imdâdiyyah i.e. La prière al-imdâdiyyah (sur al-mawlid al-nabawiyy i.e. Célébration de la naissance prophétique) (publié)

  15. Muqtanayât sayyid al-wujûd sallâ Allâh `alayhi wa âlihi wa sallam i.e. Acquisitions du maître de l’existence – que la prière et le salut d’Allâh soit sur lui et sa famille (non publié)

  16. Travail dans la sîrah (biographie prophétique), long ouvrage dans lequel il est arrivé jusqu’à l’hégire (non terminé)

  17. Akhbâr al-malâ’ikah i.e. Chroniques sur les anges (non publié)

  18. Al-hijaj al-bayyinât fî `irdh mâ kâna wa sa yakûn `alâ sayyid al-kâ’inât fî al-hayât wa ba`da al-wafâh i.e. Les preuves explicites de la dignité de ce qui était et sera à propos du maître des créatures ici-bas et après sa mort (publié)

  19. Al-tarîqat al-muhammadiyyah fî al-adâb wa al-sulûk al-muhammadiyyah i.e. La voie Muhammadienne en matière de politesse et cheminement spirituel Muhammadiens (non publié)

Dans la grammaire :

  1. Al-fath al-rabbâniyy fî ma`rifat hurûf al-ma`ânî i.e. Le succès divin dans la connaissance des prépositions grammaticales (publié)

La majorité de ces ouvrages ont été enseignés par notre chaykh dans l’école qu’il a instituée il y a huit ans en Tunisie, baptisée Jam`iyyat Dâr Al-hadîth Al-zaytûniyyah, en plus des programmes de l’école. En parallèle, il donne de nombreux cours dans certaines mosquées, aussi bien à Tunis que dans les villes de Sousse et de Gabès.

Emblème de Dâr Al-hadîth Al-zaytûniyyah

Préparation avant la marche de protestation pour la défense de l’islâm après la prière de al-`asr le vendredi 8 juillet 2011

Ici se termine cette biographie résumée et agrémentée de quelques ijâzât et documents présents avec nous ainsi que de ce que j’ai pu consigner de notre chaykh et d’autres que lui à partir de ce que j’ai vu de mes yeux et entendu de mes oreilles, puis corrigée par mon chaykh – qu’Allâh le préserve.

Travail préparé par l’étudiant (litt. le demandeur) de savoir et de guidée Walîd Tarrâd avec la consultation et l’aide de mon frère en Allâh et étudiant de mon chaykh, Sufiân Nasîrî.

Résumé le 4 juin 2011 correspondant au samedi 2 Rajab 1432.

Source de l’article

——————————————-

1. Traité relatif aux terminologies du hadîth.

2. Poème dans al-fiqh al-mâlikiyy i.e. La jurisprudence mâlikite.

3. Traditions collectées par Al-bukhâriyy dans al-adab al-nabawiyy i.e. Le bon comportement prophétique.

4. Traité dans al-fiqh al-mâlikiyy.

5. Poème dans la science de al-tawhîd.

6. Région du proche-orient correspondant actuellement à la Syrie, au Liban, à la Jordanie et à la Palestine, territoires occupés compris.

7. Nom de la ville où elles se déroulaient à côté de Damas.

8. Sanad de chaykh Farîd Al-Bâjiyy sur le Muwatta’ : http://www.youtube.com/watch?v=91OaIh-YKD8.

9. Rapporté par Abû Dâwud, Al-tirmidhiyy et Ibn Hibbân dans son recueil de traditions authentiques, Al-tirmidhiyy l’a considéré comme un hadîth bon authentique.

11. Muhammad Ibn Al-hasan Al-chaybâniyy.

12. Yahyâ Ibn Yahyâ Al-laythiyy.

———————————- Liens Connexes ———————————-

Facebook de chaykh Farîd Al-bâjiyy

Facebook de Dâr Al-hadîth Al-zaytûniyyah

Forum internet de Dâr Al-hadîth Al-zaytûniyyah

~~~~~~~

Vidéos de chaykh Farîd Al-bâjiyy en langue arabe :

♦♦♦ Chaykh Farîd Al-bâjiyy rappelle la réalité du madhhab de croyance des sunnites (ahl al-sunnah) : al-madhhab al-ach`ariyy

♦♦♦ L’importance de la chaîne de transmission (al-isnad) dans la religion islamique :
————- —> Première partie
————- —> Deuxième partie
————- —> Troisième partie 

♦♦♦ Le bon comportement de l’étudiant (tâlib al-`ilm)

♦♦♦ Leçon sur l’unicité (al-tawhîd) et l’entremise (al-tawassul) donnée dans la ville de Sousse :
————- —> Première partie
————- —> Deuxième partie
————- —> Troisième partie
————- —> Quatrième partie
————- —> Cinquième partie

~~~~~~~

Mot de Al-habîb `Umar Ibn Hafîth – qu’Allâh le préserve – au sein de Dâr Al-hadîth Al-zaytûniyyah lors de sa visite en Tunisie :