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Nous remercions Allah pour la bénédiction de Ramadan et pour tout ce qu’Il nous a permis d’accomplir durant ce mois béni. Devant nous se trouve la dernière des nuits impaires, la nuit du 29, dans laquelle Laylatu-l-Qadr est recherchée. Ce peut également être la dernière nuit de Ramadan.

Le Messager d’Allah (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit que durant la dernière nuit du mois tout le monde est pardonné. [1] Ses compagnons demandèrent si cette nuit était Laylatu-l-Qadr. Il, sallallahu ‘alayhi wa sallam, répondit : « Non, ne voyez-vous donc pas que lorsque les employés finissent leur travail ils reçoivent leur salaire entièrement ? »[2] Chaque nuit de Ramadan Allah décrète la libération de 600 000 personnes du Feu (dans quelques narrations on rapporte un million). Puis, lors de la dernière nuit Il décrète la libération du même nombre de personnes qu’Il décréta toutes les nuits du Mois.

Nous demandons à Allah la meilleure des fins, puisque les « actions sont jugées selon leurs fins. » [3] En même temps que nous cherchons à saisir tout ce que nous pouvons de ce qui reste de ce Mois, nous devrions également rechercher le pardon d’Allah (istighfar). Comme certains des savants anciens le disaient, cela répare chaque « trou » que nous pourrions avoir fait dans notre jeûne et c’est comme un sceau sur nos actions.

Nous devons également payer notre Zakat al-Fitr ; c’est une obligation qui nous incombe. Le Messager d’Allah – sallallahu `alayhi wa sallam – fit la Zakat al-Fitr obligatoire comme purification du jeûneur de toute parole inutile ou grossière et comme moyen de fournir nourriture au nécessiteux.[4]

C’est dès lors un moyen de purification pour le jeûneur et un moyen d’assistance pour le pauvre en temps de célébration à laquelle Allah souhaita voir tout le monde participer. Il est également rapporté que notre jeûne est suspendu entre les cieux et la terre en attente de l’acceptation d’Allah jusqu’à ce que nous ayons payé la Zakat al-Fitr.[5] L’un des pieux prédécesseurs a dit que la Zakat al-Fitr est au jeûne ce que la prosternation de l’oubli (sajdat as-sahw) est à la prière. Il nous faut nous référer aux savants de notre localité pour nous renseigner sur les modalités de paiements et distributions de cette dernière.

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[1] Mises à part les catégories mentionnées dans l’autre hadith : celui qui désobéit à ses parents, coupe les liens de parentés, consomme ce qui enivre ou éprouve de la haine envers ses coreligionnaires.
[2] Rapporté par al-Bayhaqi
[3] Rapporté par al-Bukhari
[4] Rapporté par Abu Daud et Ibn Majah
[5] Rapporté par Abu Hafs bin Shahin. Hafiz Ibn al-Mundhiri a dit que sa chaîne de narration était bonne.

A lire également : La Nuit de `îd
Ainsi que : Jeûne de six jours de Shawwal.

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